NOC : compte-rendu des parties
Je mène une campagne de NOC dans mon club de Blagnac. Voici le compte-rendu des parties que nous avons jouées.
Partie 1 : La Réponse 1/6 - Partie 2 : La Réponse 2/6 - La Réponse 3/6 - La Réponse 4/6 - La réponse 5/6 - La Réponse 6/6 - Les fusillés 1/3 - Les fusillés 2/3
PARTIE 1 : 03/10/2025 - LA REPONSE 1/x
Personnages
Ginkoko incarne Bohdan Gross, un portraitiste officiel insipide, secrètement peintre torturé victime de visions étranges.
Hashtur incarne Hynek Novotni, un postier chargé de porter des plis entre blocs, dégoûté par la dégradation de son mentor
Desna incarne Kubik Oktobar, un vieux scientifique et universitaire reconnu spécialisé dans les radiations et mis au placard.
Shrinzay incarne Dominik Kralov, un syndicaliste qui était coopérant, mais désormais écœuré par l’étouffement d’une affaire d’ouvriers irradiés
Dolos incarne Jala Alena Novak, une employée de haut rang de la Direction de l’Effort qui cherche à savoir ce qui est advenu du beau mineur musclé dont elle s’était entichée.
Zak incarne Petra Kantor, une garde noire en colère contre l’Administration après l’exécution de son amie, qu’elle a contribuée à accuser faussement
La mission
Tous les résistants appartiennent à la cabale dykovienne, un groupe discret réuni autour de Cyric Minar, l’horloger. Ce vieux commerçant de la vieille ville a réuni autour de lui des gens de confiance cherchant à savoir pourquoi l’Administration ment et ce que cela cache. Dans son passé, il a fait partie d’un programme appelé Dykova IV qui a été stoppé sans explication et nombreux de ses membres emprisonnés ou exécutés, d’où le nom du groupe.
L’horloger les a réunis devant l’étal d’une boutique miteuse dans une rue peu fréquentée où ils peuvent discuter à voix basse sans être entendus. Il indique qu’un résistant de la cabale appelé « L’achillée » qui réside dans l’enclave industrielle « Orlova » du bloc d’Ostrava l’a contacté. Il a reçu un relevé de radiation semblant indiquer qu’un sujet a été guéri de la noirceur, ce qui est impossible.
Ce relevé lui a été fourni par un contact de la cabale, un certain Alemar Host. Ils devront se rendre là-bas et comprendre de quoi il s’agit. Des troubles syndicaux agitent l’enclave avec une grève qui a commencé. Officiellement, les résistants seront mandatés par la Direction de l’effort de Prague pour rétablir la production. Attention, le bureau qui figure sur leur laisser-passer « Le bureau du relèvement productif » n’existe pas.
Le rendez-vous avec l’Achillée
Le voyage s’effectue dans un train inter-bloc. Les voyageurs sont rares, les wagons sont presqu’entièrement occupés par des gardes noirs en mission. Les contrôles sont assez rigoureux mais le statut de Jala et leur habitude à cacher des objets leur permet de passer sans difficulté les contrôles pour entrer dans le train, passer la gare centrale d’Ostrava puis descendre à l’enclave d’Orlova. Dans la gare d’Orlova, un vendeur de fleurs énoncent le mot de passe et leur tend un bouquet de roses. A l’intérieur est caché un message : RDV au Parc Pétra à la fin du cycle.
La place se trouve à quelques centaines de mètres de la gare, il y flotte encore l’odeur de la lacrymo. Y gisent des pancartes et même quelques flaques de sang. La place est déserte excepté d’un monsieur assez falot qui les aborde, c’est l’achillée.
Il explique que deux ouvriers sont décédés après avoir reçu du métal en fusion sur la chaîne de montage Orl-14. Cet accident a déclenché une grève qui a été massivement réprimée. Plus de mille ouvriers ont été emprisonnés à la prison Hermanice. Malheureusement Alemar Host est dans la rafle. C’est d’autant plus gênant qu’Alemar connaît plusieurs noms et adresse de la cabale dont le sien. Il faudrait pouvoir l’extraire de la prison.
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En attendant, l’achillée peut leur fournir une planque, c’est un ancien local des archives qui a plusieurs lits et un point d’eau. Il les y conduit en évitant les patrouilles de la garde noire qui semblent à cran.
Le Syndicat
Dominik se rend au bâtiment de son syndicat qui se trouve à côté de celui de la direction de l’usine affilée à la Direction de l’Effort.
Les gardes noirs filtrent l’accès, ils sont nerveux mais le laissent passer, intimidés par sa grande gueule. Il demande à voir Tomas Steiner, avec qui il a suivi une formation syndicale. Ce dernier se dispute avec son père dans le bureau de la direction du syndicat. Tomas veut une action plus dure alors que son père pense qu’il est temps de négocier.
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Après leurs retrouvailles avec Dominik, Dominik tente de convaincre le paternel de durcir le ton. Il suggère à Tomas de reprendre possession de la ligne de production et d’utiliser le métal en fusion comme d’une arme. Tomas rassemble des collègues et entre dans l’usine. Dominik se dirige vers le bâtiment de la direction.
Le Directeur de l’usine
Jala se rend à l’annexe de la direction de l’effort qui abrite la direction de l’usine. Elle parvient à passer les barrages et à se faire recevoir par le Directeur de l’usine, Viktor Janda. Celui-ci est un peu condescendant, pour lui une seule solution : le rétablissement de l’ordre par la force. Il autorise néanmoins Jala à se déplacer dans l’usine et lui fournit un laisser-passer.
Elle se rend dans l’usine avec Kubik Oktobar dans l’usine et fouille en premier lieu le bureau d’Alemar Host. Ils trouvent une boîte contenant des végétaux séchés. Oktobar est formel, ils viennent tous de l’extérieur. Ils vont ensuite sur la chaîne de montage où a lieu l’accident. Tomas Steiner s’y trouve avec ses collègues en train de réactiver la fusion du métal pour s’en servir contre les gardes noirs. Jala les attire pour laisser le temps à Oktobar d’inspecter le lieu de l’incident.
L’échange entre les syndicalistes et Jala est tendu mais la cadre de l’économat parvient à les calmer.
Kubik de son côté comprend que les frères Potemkine n’ont pas été victimes d’un accident mais d’un meurtre. L’une des chaînes qui tenait le creuset de métal en fusion a été sectionnée.
Le domicile d’Alemar Host
Hynek, Bohdan et Petra se rendent au domicile d’Alemar Host en tramway. Ils assistent à un échange de pavés contre lacrymo entre ouvriers et gardes noirs. Ils arrivent dans un quartier calme et cossu de petites maisons individuelles.
La porte du domicile d’Alemar est fracturée. La maison est sans dessus dessous : fouillée et saccagée. Pour Petra, la fouille n’est pas réglementaire, ce ne sont pas les gardes noirs. Hynek voit que la voisine d’en face, une vieille dame, les observe. Il se rend à ce domicile. Il indique à l’homme qui vient lui ouvrir qu’il doit délivrer un message à Alemar. L’homme et la vieille (sa mère) lui répondent qu’Alemar a été arrêté. Cela ne les étonne pas : ils fricotaient avec la pègre moldave. Ce sont ces bandits qui sont venus fouiller la maison.
A l’intérieur, Bohdan trouve dans un double fond d’un tiroir deux lettres signées Dagmara : l’une est une lettre d’éloge à l’adresse d’Alemar, l’autre l’enjoint à obtenir la « réponse » et à lui amener.
Hynek, Bohdan et Petra passent par la place Tetra et laisse un message à l’Achillée avant de retourner à la planque.
Le directeur de la maintenance
Jala, Kubik et Dominik se croisent. Ils rentrent à nouveau dans l’annexe de la Direction de l’Effort. Ils demandent à voir le directeur de la maintenance, Karel Novacek. Celui-ci est en train de nettoyer son bureau.
Après explications et menaces, il accepte d’écrire un rapport sur le fait que la mort des frères Potemkine est liée à un sabotage et non à une erreur de maintenance. Ils ramènent le rapport au directeur et le convainquent malgré sa circonspection d’aller présenter ce rapport aux syndicats pour tenter de faire baisser les tensions. Le Directeur doit consulter d’abord la direction de la sécurité et ses adjoints.
Les résistants se retrouvent à leur planque.
PARTIE 2 : 28/11/2025 - LA REPONSE 2/x
L’Achillée
Les résistants retrouvent l’Achillée au parc Petra. De la lacrymo flotte encore dans l’air. L’Achillée a l’air encore plus stressé que la première fois. Il a appris que la Polisec débarquait dans trois cycles. Ils lui demandent s’il connaît une Dagmara. Il n’en connaît que deux : une infirmière de l’Intégrité et une vieille dame de 90 ans.
Des négociations commencent entre le syndicat et la direction de l’usine, mandatées par la Direction de l’Effort. Dominik y est retenu.
Autorisation de sortie
Les résistants ont un plan. Ils vont demander à sortir Alemar pour participer aux négociations. Ils prennent une liste de 3 contremaîtres. Ils se rendent à l’Annexe locale du Bureau où les 7 Directions sont représentées. Ils se rendent au service de la Justice de la Direction de Coordination. Jala se présente avec Petra et Bohdan. Suite à une âpre négociation où ils expliquent qu’ils ont besoin de ces prisonniers pour les discussions en cours sur la reprise du travail, ils obtiennent une autorisation de sortie pour 2 des 3 contremaîtres.
La prison d’Hermanice
Jala, Petra et Bohdan se présentent à l’entrée du mur d’enceinte de la prison. Les gardes noirs de l’entrée les emmènent à l’intérieur de la prison par un chemin pas très droit, ils expliquent qu’il y a des mines.
Une fois dans la prison, ils passent par plusieurs salles d’attente où ils patientent. Ils sont introduits auprès du responsable de la prison, colonel Dvorak Stern. Celui-ci est très suspicieux et affirme qu’Alemar est l’un des pires terroristes qui soit, s’étant prononcé pour la grève. Ils pourront lui parler 10 minutes pas plus. Pour l’autre, pas de souci.
Après une nouvelle attente, les résistants rencontrent Alemar Host dans une salle de visite. Jala obtient que les gardes qui l’escortent sortent de la salle.
Au début de la discussion, Alemar les supplie de le sortir de là. Il est enfermé avec un psychopathe et sera certainement torturé. Les résistants lui filent la moitié d’une pilule pour qu’il soit conduit à l’infirmerie où ils comptent le récupérer.
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Mais Alemar semble réticent à répondre à leurs questions et quand ils lui parlent de la lettre de Dagmara, il affirme que c’est sa maîtresse et que la réponse concerne sa demande en mariage. Bohdan sent qu’il ment et qu’il cache de noirs secrets. Les résistants commencent à s’énerver et le ton monte. Alemar rabaisse l’Achillée. Les résistants menacent de ne pas l’aider, Alemar dit qu’il s’en fout : de toute façon il ne va pas moisir ici très longtemps. Les gardes viennent.
Les résistants font venir Janda, l'autre résistant emprisonné et l’emmènent. Ils ont une escorte de deux gardes. Ils l’amènent à la négociation.
Dagmara
Kubik et Hynek décident de se rendre à l’hôpital où l’Achillée leur a dit que travaillait Dagamara. Ils finissent par la trouver au service pédiatrie. C’est une femme blonde un peu boulotte et gentille. Elle a fini son service et rentre chez elle. Elle semble inquiète des questions des résistants sur Alemar et nie connaître quiconque de ce prénom.
Ils la suivent discrètement et découvre qu’elle vit dans le même immeuble que les victimes de l’accident, les frères Potemkine. Des fleurs ont été déposées au pied de l’immeuble.
La pègre moldave
Après s’être consultés à la planque, les résistants décident de suivre la piste de la pègre moldave. Ils ont un lieu : le Karst, et un nom : Mann Gustav. Ils prennent le tram et entre dans le quartier. Les maisons sont délabrées et les rues étroites mais ils finissent par arriver sur une place où un café dénote par son aspect joyeux.
Les résistants entrent à l'exception de Petra qui se cache dans un coin sombre de la place. Son uniforme pourrait inquiéter les autochtones. Le café est bondé, un groupe de jazz joue sur une minuscule scène. Les résistants repèrent un groupe de mafieux à une table et les abordent. Il leur parle d’Alemar Host, cela éveille la curiosité des mafieux. Ils leur proposent de leur faire rencontrer leur chef qui cherche aussi Alemar Host.
Les mafieux essayent de les perdre dans les petites rues du quartier et arrivent devant une maison en ruine. En sortent plusieurs mafieux, armés de pioches et de pelles, dont leur chef Videk. Celui-ci affirme qu’il a trouvé le moyen de se rendre à la prison par les souterrains. Ils y vont pour une mettre une balle entre les deux yeux d’Alemar. Ce dernier a un dossier sur lui et l’a fait chanter pour buter les frères Potemkine. Jamais Videk n’a pensé que ça allait déclencher tout ce merdier. Alemar a été emprisonné et Videk n’a pas trouvé le dossier chez lui. S’ils l’aident, il laissera aux résistants 5 minutes pour le questionner avant qu’il le bute. Les résistants acceptent et ils se donnent rendez-vous à la fin du cycle suivant.
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Les Potemkine
Les résistants décident de mettre la pression à Dagmara. Ils se rendent à son appartement. Ils montent au troisième étage et passent devant l’appartement des Potemkine où ils croisent une des deux veuves. Jala lui donne un ticket de rationnement.
C’est le fils de Dagmara qui ouvre. Ils interrogent l’infirmière en robe de chambre. Elle connaît Alemar seulement de nom. Bohdan sent une femme bonne et positive.
Les résistants vont interroger les Potemkine. Les deux veuves, Rose et Verna, ne semblent pas savoir grand-chose, mais le fils de Verna, Yvan, qui fait ses devoirs semblent s’intéresser à la conversation. Ils l’interrogent et il finit par avouer qu’il a écrit pour son père et son oncle une lettre de chantage à Alemar Host. En sortant de l'Artefact, un bar du nord de l'enclave, son père et son oncle ont vu Alemar venant de Rolnicka avec un « colis ». Rolnicka est un orphelinat du secteur. La lettre le menaçait de tout dévoiler si Alemar ne payait pas.
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Résumé de notre partie du 23 janvier 2026 - La Réponse 3/x
La négociation
Revenons un peu à notre syndicaliste, Dominik, qui avait été coincé aux négociations entre ouvriers et direction de l’usine. Elles s’annonçaient sous un mauvais auspice. Les principaux points d’achoppement étaient la confiance réciproque et la libération des ouvriers incarcérés et notamment ceux qui s’étaient rendus coupables des infractions les plus graves. Grâce à Dominik, un accord est prêt à être signé quand une rumeur parcourt l’assistance, la Polisec interrogera les ouvriers avant le délai accordé à l’Administration pour les libérations. Dominik parvient néanmoint à convaincre le père de son ami Tomas de signer l’accord.
Rolnicka
Jala, Petra et Kubik se rendent à l’orphelinat de Rolicka. Au nord de l’enclave, il borde un lac. Le bâtiment semble austère mais bien tenu. Jala indique qu’elle vient pour inspecter des classes d’âge en vue de leur future intégration à l’usine. Elle demande les registres. L’hôtesse d’accueil puis la directrice se soumettent à tous ses désirs. Les résistants remarquent qu’il y a quelques dizaines de cycles, le nom d’un enfant a été rayé, un certain Hugo. La directrice explique qu’un enfant a disparu une nuit. Les habitants du quartier lui attribuaient des pouvoirs miraculeux de guérison et l’appelaient Odvoped … « la Réponse » ! Un matin, il n’était plus dans son lit.
Jala prétextant une visite médicale par Kubik reçoit chacun des enfants de son dortoir. Deux enfants avouent qu’ils faisaient le mur la nuit avec Hugo pour jouer dans le jardin à l’extérieur de l’orphelinat. Un homme les a assommés tous les deux. Le lendemain, Hugo n’était plus là.
L’Artefact
Avant de rejoindre le quartier du Karst où les autres résistants doivent faire patienter les mafieux, Petra, Jala et Kubik passent à l’Artefact. Ce bar se trouve à proximité de l’orphelinat et c’est là que les frères Potemkine étaient avant de surprendre Alemar avec son « paquet ».
Seuls deux petits groupes d’ouvriers y consomment. Ils se disputent sur les derniers événements : certains se félicitent de l’accord, d’autres indiquent qu’il n’y aura jamais de pardon de la direction, que c’est un piège.
Les résistants parlent avec le barman pour savoir s’il sait ce qu’il est advenu de La Réponse. Mais celui-ci semble peu désireux de discuter avec des représentants de l’ordre.
Le voyage
Dominik, Hinek et Bohdan parviennent à faire patienter les mafieux. Les autres résistants finissent par arriver dans la demeure abandonnée. Ils empruntent le passage creusé pour les mafieux et rejoignent un large tunnel hypogéen.
Les mafieux semblent avoir plan. Dans cette cathédrale silencieuse, ils avancent assez vite. Parfois, des bruits rompent le silence : des claquements, des grincements et des bruits de succion. Au bout de 2h, le groupe arrive dans une pièce où les mafieux leur montre un accès vertical avec une trappe. Ils essayent de l’atteindre avec un grappin et finissent par y arriver.
Parmi les résistants, c’est Petra et Hinek qui se hisse en premier. Ils arrivent dans la blanchisserie de la prison. Après la chute de Bohdan, ils utilisent les draps pour les aider à monter.
Une alarme est audible. Personne ne les dérange dans la blanchisserie. Alors qu’ils montent vers la surface, Hinek identifie l’alarme comme celle du bloc suite ç une agression extérieure.
La prison d’Hermanice
Les mafieux et les résistants montent prudemment les escaliers et débouchent dans les couloirs de la prison. Les couloirs sont totalement vides. Les gardiens semblent avoir déserté les lieux. Les mafieux mènent le groupe et parviennent à pirater la serrure du quartier carcéral puis celle du quartier de haute sécurité.
En hauteur, ils remarquent plusieurs incendies dans l’enclave. Bohdan a les poils qui se hérissent et Kubik sent que quelque chose se passe au niveau de l’Artefact.
La rencontre
Ils arrivent enfin à l’étage de haute sécurité. Les mafieux désignent la cellule d’Alemar Host au fond du couloir. Malgré l’alarme qui retentit dans tout le quartier, ils entendent le bruit de métal qui se tord et de béton qui s’écroule. Une créature apparaît au bout du couloir plus proche de la cellule d’Alemar qu’eux. Ils ressentent la noirceur de la créature qui les regarde. Certains sont pétrifiés, d’autres courent vers la cellule et Petra tire et il touche. Les résistants voient son ombre tordre son bras. Jala se précipite vers un interrupteur pour que l’ombre s’évanouisse alors que d’autres cherchent sans succès à la toucher. La lumière du couloir s’éteint mais problème : toutes leurs lampes personnelles également. L’obscurité et totale. La créature ne semble pas gênée et ils l’entendent arracher la porte de la cellule. La porte s’écrase dans la cour de la prison dans un fracas assourdissant.
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Petra met sa lunette de visée nocturne et tire sur la créature qui sort de sa cellule avec Alemar sur le dos. Hinek lance une capsule de gaz incapacitant. La créature prend un deuxième coup. Elle lance Alemar surpris et regarde vers Petra. Cette dernière commence à s’enfoncer dans le sol. La créature fait un bond et s’échappe. Alemar n’est plus là. Les Résistants se dirigent vers la cellule et l’endroit où la créature s’est échappée. Dans les lumières de la ville, ils voient trois créatures au loin, emportant Alemar vers l’extérieur du bloc.
Dans la cellule, un détenu est paralysé par le gaz lancé. Ils n’y trouvent rien de spécial. Le sol s’est solidifié sur le corps de Petra. Les tentatives pour la sortir n’y font rien. Jala cherche une hache de secours et en trouve une dans un coffre fermé à clé. L’alarme s’arrête. Il est temps de quitter la prison. Bohdan tente d’aider. Le chétif photographe sort Petra du sol sans difficulté.
La fuite
Le groupe parvient à la lingerie alors que les gardiens de prison sortent de leur confinement. Ils parviennent à effacer les traces de leur passage au niveau de l’accès à la blanchisserie. Ils cheminent longuement dans les couloirs hypogéens et parviennent à retourner au Karst. Les mafieux semblent énervés mais les Résistants les rassurent : Alemar n’est pas près de revenir dans l’enclave.
A l’extérieur de Karst, des morts jonchent les sols, des magasins finissent de brûler. Les gardes noirs patrouillent. Ils les évitent et parviennent à leur planque.
Retrouver Dagmara et la Réponse
Après un quart de repos, les Résistants se focalisent sur Dagmara. Les rues de l’enclave semblent vides et un calme irréel y règne.
Jala se rend à l’annexe de l’Administration de l’enclave pour recenser toutes les Dagmara. Elle parvient sans difficulté à consulter le recensement mais se décourage au vu du nombre important de Dagmara dans le quartier.
Les Résistants rencontrent de nouveau l’Achillée. Ils apprennent que les pillages qui ont eu lieu dans la ville semble sans organisation et effectués par des gens ordinaires. La réaction des Gardes noirs fut parfois sans discernement avec de nombreuses personnes abattues sans raison. Sur Dagmara et la Réponse, Teodor n’a aucune information utile.
Dominik décide d’aller seul voir Dagmara l’infirmière. Il est à deux doigts d’une arrestation et d’un tabassage en règle dans le tramway par des gardes noirs mais il parvient à les calmer. Sur place, il tombe sur le fils de Dagmara. Il a 10 ans. Serait-il la Réponse ? Dans la conversation qui s’ensuit, Dominik conclue que l’enfant n’est pas l’orphelin de la Rolnicka.
Le codétenu
Jala qui rentre à la planque est interpelé par un moldave. Le codétenu d’Alemar a réussi à suivre leur trace dans le réseau hypogéen et les hommes de Videk l’ont intercepté alors qu’il sortait dans le Karst. Le codétenu affirme avoir des informations intéressantes pour les Résistants.
Videk veut bien leur faire rencontrer mais il veut sa part du deal. Les Résistants finissent par le rencontrer. Le Codétenu affirme disposer de l’adresse de la planque d’Alemar et d’informations sur ce qui s’y trouvent. Le codétenu finit par lâcher l’adresse mais pas ce qui s’y trouve : 27e niveau de l’Hypogée Ctyři, porte 13, faubourg Richvald. Ils comprennent de leur dialogue que le codétenu est un meurtrier d’enfants.
Résumé de notre partie du 20 février 2026
L’hypogée Ctyři
Les Résistants proposent aux hommes de la mafia moldave de les accompagner. Videk s’empresse d’accepter mais réclame de garder le butin. Ils indiquent d’ailleurs qu’ils disposent de plans partiels de ce secteur. Les résistants acceptent.
Dominik est appelé pour poursuivre les négociations. Petra et Hynek font office de gardes du corps.
Bohdan, Jana et Kubik se rendent au faubourg Richvald avec Videk et deux autres mafieux. Kubik déclenche l’ouverture du système d’accès et ils entrent dans l’hypogée. Un large escalier descend dans un puits noir de ténèbres et dessert différents niveaux qui semblent labyrinthiques. Les glougloutements des digesteurs et les grincements de machines brisent par intermittence le silence des lieux. Après une longue descente, ils parviennent au niveau 27. La numérotation des portes ne semble avoir aucun sens mais Kubik repère une suite mathématique et les amène rapidement à la porte 13.
Porte 13
Kubik prend les outils des mafieux et ouvre en quelques secondes la serrure. Videk impressionné lui demande s’il n’a jamais envisagé de changer de carrière. Les résistants et les mafieux entrent dans un local d’une vingtaine de mètres carrés composés de trois pièces desservis par un petit couloir d’entrée. Dans la première, ils trouvent un bureau sur lequel trône une machine à écrire et trois caisses en bois. Ils récupèrent le carbone et des brouillons dans la poubelle. Ce sont des débuts de courriers administratifs. Ils comprennent en creux qu’Alemar détournait des fournitures destinées à l’usine. Dans les caisses, ils trouvent de l’alcool et des vêtements. Dans la plus petite caisse, ils trouvent un objet triangulaire avec des circuits imprimés cuivrés dessus. Oktobar l’identifie comme une ancienne technologie avancée, probablement antérieure à l’objet-dieu.
La deuxième est occupée par une cage de taille humaine munie de fers. Une assiette avec un peu de nourriture en décomposition gît sur le sol.
Dans la pièce du fond, Il y a un lit et un réchaud. Bohdan trouve une cache derrière une brique descellée. Elle contient un revolver, une boîte de munition et 3 dossiers : un sur Videk Lovidek, un sur Teodor Simek (l’Achillée) et un dernier sur un certain Dvere. Videk arrache son propre dossier mais Jana exige de le voir. Le mafieux accepte. Il contient des photos et des preuves indiquant que Videk a assassiné son chef dans la mafia moldave. Le dossier sur l’Achillée contient des preuves de plusieurs délits qu’il a commis pour la Résistance et une lsite avec les noms de 6 résistants. Le dossier au nom de Dvere ne contient qu’une photo d’un être frêle portant un masque en porcelaine et une du bar « l’Artefact ». Il est griffonné 5000 couronnes sur le dossier.
Plačno et Pipo
Alors qu’un des mafieux ouvrent la porte pour quitter les lieux, un aboiement retentit au loin. Ils s’avancent prudemment et perçoivent qu’il vient d’un autre niveau. Ils se cachent dans une pièce où ils peuvent observer l’escalier. La lumière d’une torche lumen et un bruit de pas révèle la présence d’une personne qui monte l’escalier. Ils observent bientôt un homme massif mais petit portant une sacoche en bandoulière. Ils s’arrête au niveau -27, hume l’air et s’adresse au groupe.
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Il cherche son chien Pipo qui devient un peu foufou quand il renifle une proie. Ils montrent fièrement sa gibecière, pleine de rats mutants. Il leur demande de bien vouloir l’aider. Les mafieux refusent mais les résistants acceptent. Au -26, les aboiements semblent venir des couloirs de ce niveau. Il propose de constituer des groupes pour retrouver le chien. Les mafieux souhaitent ne pas s’attarder et discutent avec les résistants du sort du codétenu d’Alemar. Plačno entend la discussion et propose de s’en occuper. Il paie même 30 couronnes aux mafieux pour le prisonnier. Les mafieux et les résistants acceptent. Il y aura de la viande pour le faubourg Richvald aujourd’hui. Plačno siffle et son chien Pipo arrive.
Retour au service pédiatrie de l’hôpital
Les Résistants se rendent de nouveau à l’hôpital. Les rues sont complètement vides à part quelques escouades de garde noire qui se déplacent sans regarder personne.
Jana obtient de consulter les registres des patients venus de l’orphelinat : aucune maladie depuis 2 ans. Jana fait une petite sélection de dossier et découvre 12 cas de guérison miraculeuse, la plupart venant du quartier de l’orphelinat.
L’artefact
Bohdan est le seul à ne pas avoir été vu au bar de l’artefact. Il y entre mais contrairement à la description de ses comparses, le bar est bondé contrastant avec les rues désertes. Le photographe se rend au bar et parvient à nouer une conversation avec le barman. Il lui propose de lui tirer le portrait ainsi qu’à sa famille. Bohdan aperçoit Dvere à une table, c’est un être chétif portant un masque de porcelaine. Il discute avec 4 personnes.
Bohdan s’assoit à la table à côté sans se faire repérer et parvient à entendre la conversation. Apparemment, les 4 personnes cherchent à quitter le bloc. Dvere semble être un passeur. Il est réticent, leur indiquant que sans contact dans le bloc de destination, ils risquent d’être vite repérés par l’Administration. Finalement, un accord est trouvé et le départ est fixé dans 4 cycles.
L’achillée et la photo
Les Résistants entreprennent différentes actions. Ils ont donné rendez-vous à l’Achillée à la planque. Ils l’informent des différentes avancées. Teodor les informe que la Polisec a débarqué dans l’enclave et va débuter les interrogatoires. Il les enjoint à une grande prudence. Il leur dit que Dvere fait partie d’une sorte de confrérie de passeurs, ils ne révèlent jamais les noms de leurs clients et où il les a emmenés. Il a son propre moyen secret pour quitter l’enclave et le bloc. Il n’a pas toujours porté un masque, Teodor suppose que c’est pour cacher la noirceur ou un parasite de l’Extérieur.
Kubik étudie l’objet trouvé dans la planque et conclue qu’il s’agit d’une clé pour activer un mécanisme antique.
Bohdan retourne à l’artefact faire la photo de famille. Le barman lui promet de parler à Dvere. Il faut que Bohdan revienne à la fin du cycle.
Rencontre avec Dvere
Jana s’habille en pouilleuse pour se rendre à l’Artefact où elle accompagne Bohdan. Ils y rencontrent Dvere qui les attend effectivement. Ils lui racontent qu’ils cherchent l’enfant qui aurait des talents de guérison miraculeux, il lui demande où Alemar Host l’a fait livrer. Dvere leur rappelle que, quel que soit la raison, il ne dévoilera rien sur un contrat. Jana joue sur la corde sensible. L’enfant pourrait être un remède, ils ont des preuves que l’enfant est capable de soigner la noirceur…
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Soudain, Dvere se met à tout lâcher. Alemar Host lui a bien demandé de transporter un enfant bâillonné avec un sac sur la tête. Il avait pour instruction de lui retirer le sac et le bâillon uniquement pour le nourrir avec interdiction de toute communication avec lui. Il l’a convoyé au bloc d’Olomóc dans le village d’Hynkov. Il l’a livré à deux infirmiers d’un sanatorium situé sur la rive de la Morava.
Dvere leur indique que l’accès à la gare centrale d’Olomóc vient d’être suspendu mais le gare de fret de Sternbeck, proche de Hynkov, est toujours accessible. Il peut toujours les convoyer par l’Extérieur mais il les prévient que c’est dangereux. Lui-même viendra à plusieurs reprises au village d’Hynkov pour s’informer de leur quête.
Arrivée à Olomóc
Jana obtient toutes les autorisations de voyage et l’Achillée leur fournit un faux ordre de mission pour inspecter la cargaison de pièces de la gare de Sternbeck destinée à l’usine d’Orlova. L’embarquement est long mais ils parviennent dans le train sans encombre. Ils ont le temps d’apercevoir les bâtiments en ruine, rongés par la végétation et les premières vapeurs jaunâtres du nuage toxique du couloir de Hranice avant que les volets du train ne se referme. Celui-ci est secoué à plusieurs reprises mais ils arrivent à la gare de fret de Sternbeck dans le bloc de l’Olomóc.
Résumé de notre partie du 20 mars 2026
L’inspection
Alors qu’ils descendent du quai, des agents de l’intégrité en combinaison sont déjà en train de désinfecter les wagons. Au contrôle de sortie, Petra laisse traîner ses oreilles. Les deux autres passagers du train préviennent leur collègue d’ Olomóc qu’un dangereux syndicaliste est arrivé dans leur bloc.
Les résistants donnent le change de leur ordre de mission bidon mais Jana en fait trop et cela attire l’attention de l’agent de l’effort qui les accompagne dans l’inspection des marchandises pour l’usine d’Orlova.
Hynek fouine devant la gare et remarque qu’une ligne de bus pneumatique dessert le village d’Hynkov. Ils l’empruntent. Le voyage est désespérément long : presque 50 minutes pour faire 3 km, mais ils franchissent un pont sur la Morava et entre dans un village entouré d’une palissade de plast et de bois qui borde le fleuve.
Arrivée à Hynkov
Le bus s’arrête sur une place aux pavés défoncés. Une annexe de l’administration s’y dresse. Une salle commune y est attenante. Une épicerie complète le tableau. Le village semble déserté.
Ils se présentent à l’annexe de l’administration. Un jeune employé leur dit que le chef est absent et que la salle possibilité de logement est un dortoir qui donne sur la salle commune. Son chef, Tamulov, viendra les voir.
Les résistants se rendent à la salle commune. Devant une énorme anguille empaillée, deux vieux sirotent un alcool. Ils les regardent comme s’ils étaient des extraterrestres mais finalement le dialogue s’engage. Miloš, un ancien marinier, a deux filles qui travaillent au sanatorium. L’une d’elle viendra leur préparer le dortoir. Albert lui a un fils qui travaille à l’extérieur, à la mine d’uranium. Son campement est à la porte Strukov qui donne sur l’extérieur. C’est un héros.
Les résistants ont l’occasion ensuite de discuter avec la fille de Miloš qui leur dit que le sanatorium ne soigne habituellement pas les gens du village, il est spécialisé sur certaines maladies et les parasites du marais.
A la fin du quart suivant, la salle se remplit de villageois. Les résistants se font décrire les principaux lieux du village : un oratoire de la voie, une serre hydroponique, une centrale quantique, le fleuve… Nos résistants passent ensuite un quart entier à dormir.
1ère visite au sanatorium
Bohdan souffrant toujours de sa chute dans la prison, les résistants décident de s’en servir pour prendre contact avec le sanatorium. Ils s’y présentent, demandant que Bohdan soit soigné. L’hôtesse d’accueil refuse d’abord, disant que le sanatorium est spécialisé dans les maladies infectieuses et parasitaires. Jana fait valoir son rang et son ordre de mission. Un médecin finit par venir et examine Bohdan dans une salle hors zone médicale au rez-de-chaussée. Le Docteur Hlavacek leur propose de les faire raccompagner à la gare de Sternbeck avec l’une de deux ambulances du sanatorium.
La porte Strukov
Dominik se rend en bus à la porte Strukov pour rendre visite aux mineurs. Une petite garnison de gardes noirs endurcis occupe les bâtiments de cette porte de la muraille qui protège Olomóc. Deux campements de tentes bien organisés s’étendent devant la porte. Il entre dans ce qui semble être une cantine. Il repère une femme qui semble avoir le lead sur les mineurs. Il lui fait des discours sur le droit des mineurs. Ceux-ci sont circonspects tout comme elle. Elle lui dit qu’elle serait prête à se syndiquer s’il obtient des armes ou une escorte supplémentaire pour que les mineurs se rendent à la mine. Il se rend avec elle chez le capitaine de la garde noire. Il demande et obtient sans difficulté une escorte supplémentaire pour les mineurs. Marantz est bluffée. Mais pendant sa plaidoirie, il est piqué par un insecte et la piqûre s’infecte rapidement. Le médecin du camp lui annonce qu’il va bientôt mourir.
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Marantz et Jirko, le fils du vieux de la salle commune, l’accompagnent jusqu’au sanatorium au cas où il défaille en route. Pendant le trajet, Marantz lui indique que l’ambulance du sanatorium sort à l’extérieur environ une fois par mois et quitte la route à la borne 17 en direction du village abandonné de Krasová.
2ème visite au sanatorium
Dès que le petit groupe arrive à Hynkov, les Résistants sont informés de l’état de Dominik par Jirko et ils se rendent également au sanatorium. Dominik est rapidement emmené en zone médicale, interdite au public. Kubik fait valoir ses compétences médicales et il est accepté dans la zone. Le médecin est assez optimiste. Une petite intervention au bistouri et un puissant anti-parasitaire feront l’affaire.
Jana apprend qu’il y a un appartement pour les visiteurs et l’obtient pour rester jusqu’à la guérison de Dominik. Par sécurité, les médecins le gardent tout un quart.
Exploration du postier
Hynek décide de reconnaître la route que l’ambulance prend d’après les mineurs. Son statut de postier lui permet de passer la porte de Strukov et de s’aventurer à l’extérieur. La route des mineurs est balisée de lanternes à résine. A la borne 17, il repère les traces de chenilles qui bifurquent vers la droite. Il y a bien une vieille route mais elle se révèle assez vite inondée. Hynek est assailli de nuées d’insectes voraces et une brume pleine de fiel réduit fortement la visibilité. Il se couvre de boue pour éviter les piqûres. Après deux heures de marche, il entend un vrombissement. D’étranges formes opalines volent dans la brume et se dirigent vers lui. Il rebrousse chemin. Les formes « avalent » une quantité impressionnante d’insecte. Hynek ne demande pas son reste et rentre à Hynkov.
Interrogatoire de l’infirmier
Kubik dans la zone médicale du premier étage tombe sur un infirmier avec une cicatrice au-dessus de l’oreille gauche qui correspond à la description de Dvere. Il en parle aux autres résistants. Quand Dominik est libéré, Hynek se cache à l’extérieur à un poste d’observation. A la fin du quart, il voit sortir l’infirmier et le file jusqu’à son domicile, un petit appartement dans le village. Il y retourne accompagné de Petra.
Ils commencent à interroger l’infirmier. Celui-ci nie toute interaction avec un enfant d’un autre bloc. Quand les résistants commencent à le frapper, il rigole. Ils l’emmènent sur la rive de la Morava et lui mettent la tête sous l’eau. L’infirmier confirme en creux qu’il a amené l’enfant à Krasová. Il semble fou à lier et tient des propos incohérents sur l’acceptation des ténèbres et un grand événement à venir. Petra le noie et laisse filer son corps dans la Morava.
Grève à la serre
Dominik finit par se rendre à la serre hydroponique. Il fait un discours enflammé sur les conditions de travail et obtient 10 adhésions au syndicat. Il commence à semer une graine : « ce n’est pas normal que les gens du village ne puissent pas se faire soigner au sanatorium alors qu’il y a aucun autre médecin au village ! ». Dominik laisse la situation en l’état, au cas où il aurait besoin de créer une diversion dans le village.
Départ vers l’extérieur
Les résistants se consultent. Ils décident de demander l’ambulance proposée par le Docteur Hlavacek. Ils prétexteront de vouloir se rendre à la mine d’uranium pour leur inspection. Ils la détourneront pour aller à Krasová. Mais il y a un petit problème : l’ambulancier ne s’est pas présenté au travail. Le personnel du sanatorium en trouve un autre.
Ils se rendent à la porte Strukov. Le passage de la porte se passe très bien et les gardes noirs les laissent passer.
Une fois la porte hors de vue, ils font descendre l’ambulancier et Petra l’exécute. A la borne 17, ils bifurquent vers la route inondée.
Au bout de 2 heures de route, l’ambulance s’arrête brusquement. Une énorme larve dotée d’yeux s’est lové entre le moteur et le réservoir. L’acide qu’elle sécrète a rongé le moteur. Les résistants poursuivent à pied.
Leur progression est favorisée par leur coopération sur les bonnes pratiques de survie notamment enseignées par Hynek et par la sensibilité à la noirceur de Bohdan qui leur permet d’éviter les zones les plus contaminées.
Après une longue pérégrination dans le marais, ils sont hélés par un homme armé qui semble lourdement irradié. Il n’a plus que quelques touffes de cheveux et ses ongles sont manquants ou cassés. Fedor explique être un collecteur d’uranium. Il connaît la route de Krasová même s’il n’est jamais entré dans le village en ruine. Il propose de les guider.
Les marais
Après une bonne heure de marche, Hynek se rend compte qu’ils ont bifurqué de la route. Il en fait part à leur guide. Fedor rigole. Soudain, une brume blanchâtre, s’élève. Les insectes cessent de faire du bruit. Le sol gronde. Leur guide s’éclipse. Une créature immense, haute de 5 – 6 mètres, dégoulinant de fiel, se précipite vers eux dès qu’ils commencent à fuir. Ils décident de s’arrêter et de faire le moins de bruit possible. La créature semble perdue. Ils quittent les lieux et retournent vers la route immergée le plus silencieusement possible. Soudain, ils entendent un coup de feu, des cris… Ils devinent que la créature déchire un corps en deux, ils reçoivent même quelques gouttes de sang malgré la distance. Ils parviennent à s’éclipser.
Le paysage change soudain. Il y a plus d’eau encore, elle leur arrive à l’abdomen. Il y a quelques arbustes également. Ils voient soudain un projecteur et entendent le son d’un moteur. Il s’agit de gardes noires de la compagnie fluviale. Le bateau se dirige vers eux. Soudain, une fusée d’alerte claque dans le ciel dans la direction inverse. Le bateau fait demi-tour. Le claquement d’une mitrailleuse retentit ainsi que le hurlement de la créature. Les gardes noirs semblent avoir le dessus mais les résistants ont en profiter pour se carapater.
Peu après, ils passent à côté d’un navire de mer échoué. Sa partie arrière est manquante, comme oblitérée. Bohdan ressentant l’étrangeté du lieu conseille à tout le monde d’éviter d’approcher.
Soudain, des ruines de l’ancien temps se découpe sur les hauteurs alors que les brumes se dissipent. Mais loin d’être abandonné, le village semble actif : des éoliennes semblent fonctionner, des tas de sables avec une mitrailleuse protègent le village, des rires d’enfant retentissent…
Krasová
Ils sont assez vite repérés par une petite fille. Sa maman arrive, vêtue d’un tablier à carreaux, les accueille. Iga les fait rentrer chez elle, les nourrit et leur propose de dormir dans la chambre des enfants. Les quatre enfants les regardent. Les aliments semblent sains à Bohdan. Pourtant, ils sont cultivés sur place. Gerart le mari arrive également. Ils expliquent qu’ils forment une communauté autonome. Ils ont accepté la part de ténèbres qu’ils ont en eux. Quand les résistants leur parlent des horreurs du marais, les villageois semblent trouver qu’ils exagèrent. Le quart de sommeil se déroule sans événement à part pour Bohdan qui rêve d’Iga qui semble à moitié Autre gonflée de fiel. Elle lui arrache le foie avec ses griffes et en nourrit ses enfants monstrueux qu’il ne voit pas alors que lui-même ne peut bouger.
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A leur réveil, ils visitent le village et ses cultures. Ils évoquent Dagmara, les villageois disent qu’ils ne connaissent personne de ce nom mais les résistants voient qu’ils mentent. Les villageois évoquent un prochain événement et que les résistants pourront bientôt avoir l’occasion d’accepter les ténèbres.
Résumé de notre partie 17 avril 2026
Un quart au village
Les Résistants hésitent sur la marche à suivre. Iga est toujours cordiale mais Dominik sent qu’elle ne parle jamais d’eux au futur. Ils inspectent le village et remarquent que des villageois se dirigent souvent vers la colline où se dressent des éoliennes.
La colline
Ils décident de grimper la colline. Au sommet, ils aperçoivent que des montagnes s’étendent de l’autre côté au nord. Sur la crête de l’autre côté, ils perçoivent ce qui semble être un bâtiment. Sur le flanc en face chemine un groupe qu’ils remarquent par leurs lumières. Petra utilise son matériel militaire de vision pour distinguer une dizaine d’hommes et de femmes armés qui se dirigent dans leur direction. Ils font semblant de redescendre la colline vers le village puis éteignent leurs lumens. Guidés par Petra et son matériel de vision nocturne, ils remontent et contournent le groupe armé pour atteindre le bâtiment.
Le téléphérique
Les Résistants parviennent à proximité du bâtiment. Il s’agit d’une gare de téléphérique. Les câbles mènent vers une montagne plus haute. 2 gardes jouent aux cartes sous la lumière d’une lampe à résine. La végétation est presqu’inexistante aux alentours, composée d’arbustes et de mousses.
Alors qu’ils se consultent sur la stratégie, une nacelle arrive dans la gare. En sortent 5 personnes, ils échangent des salutations avec les gardes et prennent une route qui serpente vers l’est.
Les Résistants décident de se présenter comme si de rien n’était. Les gardes les saluent « Que les ténèbres vous enveloppent ! ». Ils répondent ce qu’ils ont entendu au village « Et qu’elles soient sur vous ». Les gardes leur demandent d’où ils viennent. Ils répondent de Krasova. Les gardes leur dit de ne pas s’inquiéte rpour les étrnagers qui sont arrivés, ils seront bientôt présentés aux ténèbres. 10 personnes sont partis les chercher. Ils leur demandent s’ils viennent pour la fusion, eux sont dégoûtés d’être de garde et de ne pouvoir y assister. Les Résistants et opinent et les gardes leur ouvrent la porte du téléphérique.
Le bruit est assourdissant pendant les 40 minutes d’ascension dans le wagon branlant. Ils parviennent à flanc de montagne à une station d’arrivée où un technicien les salue.
L’Arche
Ils se retrouvent sur une esplanade devant une porte immense en métal qui donne sur un complexe s’enfonçant dans la montagne. Le mot « Archa » sont gravés au-dessus. Un gars en sort et les salue. Ils remarquent que les portes portent un insigne très effacé ressemblant à celui de la direction du Progrès mais avec des différences notables.
A l’intérieur, diverses signalétiques indiquent dans une langue archaïque diverses directions : centrale géothermique, centrale hydraulique, laboratoire, dortoirs, lieux d’habitations, jardin, etc… Ils décident de suivre la direction « Laboratoire ».
Ils parviennent bientôt dans une grande salle acec différents lieux de vie, des escaliers et des ascenseurs qui partent dans différentes directions. Les ascenseurs ont l’air hors d’usage. Y travaillent quelques personnes qui rangent une cantine et un mécanicien sur une machine. Dominik discute avec ce dernier et lui demande où se déroule la fusion. Celui-ci lui dit de suivre les indications laboratoire. Les résistants prennent les escaliers. Au fur et à mesure de leur descente des mélopées et des cris étranges sont perceptibles. Bohdan a l’impression que des bouches et des viscères zèbrent les murs. Les autres ne sont pas loin de l’imaginer aussi. La luminescence de l’éclairage du complexe semble diminuer.
La fusion
Ils approchent bientôt d’une grande salle d’où viennent les chants et les psalmodies. Des écrans éteints y jonchent les murs. Dans une des extrémités de cette grande salle s’agglutinent une petite foule (entre 50 et 10à personnes) qui leur tourne le dos, regardant vers le fond de la salle. Ils chantent, dansent, et poussent des cris. Bohdan est au plus mal et décide de rester dans le couloir. Il touche la paroi et se rend compte qu’il n’était pas victime d’hallucination, elle est bien organisuqe. Il s’enferme dans un placard où il y a des combinaisons de laborantin. Il a l’impression que des langues et des viscères le lèchent.
Petra et Hynek s’approchent dans la foule alors que Kubik et Dominik restent en arrière. L’objet de vénération semble une femme qui tient à la main deux bistouris devant une table d’opération, Dagmara. Des bocaux s’alignent contenant des organes noirs qui ne ressemblent à rien de connu dans l’anatomie humaine. Un homme qui vient d’être opéré est évacué. Elle annonce que le premier résultat est de bon augure pour la fusion. L’excitation de la foule monte encore d’un cran.
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Hugo (La Réponse) est présenté, sédaté et attaché. C’est le délire dans la foule. L’obscurité devient totale. Il pleut du fiel à l’intérieur du laboratoire. Les résistants en sont aspergés. La lumière revient peu à peu. 3 Autres se tiennent derrière et Dagmara s’apprête à enfoncer son bistouri dans la Réponse. Des explosions retentissent et une partie de la foule sur l’ordre de Dagmara se précipite vers le complexe.
Kubik rejoint Bohdan. Dominik se précipite pour arracher l’enfant de la table d’opération pendant que Petra tire sur Dagmara et Hynek sur un Autre qui l’attaque. Dagmara prend deux tirs avant de s’effondrer. Les Résistants évitent miraculeusement les attaques des Autres. Dominik a détaché l’enfant et tente de l’extraire en l’emmenant dans ses bras. L’enfant se réveille. Les Autres crient et fuient.
Dans le couloir, un commando de garde noir. Il s’apprête à abattre Kubik en train d’enfiler une combinaison de laborantin et Bohdan. Mais leur officier les stoppe. La même scène se répète à l’intérieur. Les fidèles de Dagmara sont abattus alors que les Résistants sont épargnés. L’officier signifie aux Résistants qu’ils sont arrêtés pour présence non autorisée à l’extérieur. L’officier leur glisse qu’ils les ont suivis discrètement et les remercie de les avoir amenés ici.
Conclusion
Les Résistants sont incarcérés à Olomoc. On les laisse un long moment échanger avc Hugo. L’enfant demande des nouvelles de son camarade Norbert. Il les purge entièrement de leur noirceur. Un officier de haut rang leur annonce qu’ils vont être officiellement expulsés vers Prague et laissés tranquilles. Il leur donne son nom : Igor Celcnik. Ils sont dans le train de retour vers Prague.
Résumé de notre partie du 15 mai 2026 : Les Fusillés 1/3
Les Résistants arrivent à la gare centrale. Ils décident que Bohdan enverrait un pigeon à Cyric Minar pour un rendez-vous à l’endroit habituel dans 12 quarts. Ils reprendront leur vie habituelle d’ici là.
Bohdan Gross
Bohdan retourne à la tour de la Direction de l’Harmonie où sa dynamique responsable, Drahomira Ružička, est heureuse de le revoir. Elle se demande bien pourquoi il est parti photographier des gens aussi insignifiants que des mineurs mais bon ce n’est pas grave, elle a toute une liste de sous-chefs et responsables d’équipe qu’il doit visiter pour en tirer le portrait.
Bohdan retourne à sa petite maison où l’attend sa chère mère qui s’est occupé de ses pigeons et en a profité pour laver ses caleçons, ranger ses affaires et jeter ses bouteilles d’absinthe. L’infirmière psychiatrique de la Direction de l’intégrité avec ses lunettes demi-lunes lui demande quand il lui présentera sa petite amie. Après le départ de sa mère, Bohdan envoie un message à l’horloger. Il descend ensuite à son atelier de peinture et sort une bouteille de sa réserve secrète.
Hynek Novotny
Hynek retourne au service des communications du Diktat pour voir son chef, Ludvik Jehlička. Ce petit bureaucrate borné lui reproche vertement son retard. Cela le met dans l’embarras par rapport à la directive à appliquer pour les quarts de récupération. Hynek confie qu’il a failli y passer, Ludvik lui rappelle que si on ne retrouve pas son corps, ça retarderait l’octroi de la pension à ses proches. Il l’envoie dans des quartiers pourris distribuer le courrier.
Hynek depuis qu’il est à Prague a été hébergé par ce qui est devenu une famille d’adoption. De nombreux frères et sœurs partagent avec leur descendance un petit appartement dans la Ville Nouvelle. Hynek est considéré comme l’un des leurs et dès son retour, il s’occupe de Stepan, le petit dernier de sa « sœur » Radana. Le petit manque de lait, Hynek bien entraîné parvient à passer à la ferme la plus proche et à faire sa tournée.
Kubik Oktobar
Depuis que Kubik a été rétrogradé à superviser le fonctionnement des phages des digesteurs dans les bas-fonds de l’hypogée de Lucerna, il est suivi à la Direction du Progrès par une responsable de 21 ans, Jarmila Pospišil. Cette dernière utilise gentiment les compétences et l’expérience de Kubik pour manœuvrer. Alors que Kubik vient lui signifier son retour, la petite se plaint d’un de ses agents qui ne parvient pas à remettre en marche en marche le digesteur 27 de l’hypogée P42. Kubik y passe et se rend compte que c’est un simple problème de pH et le remet en route. Jarmila lui demande un rapport pour qu’elle puisse rétrograder son agent. Kubik le rédige de bonne grâce, il n’aime guère l’agent en question.
De retour à son domicile, Kubik croise son fils, Vendelin, toujours aussi enthousiaste sur ses recherches à la Direction du Progrès. Il travaille sur un nouveau protocole sanitaire qu’il essaye sur des inconformes.
Petra Kantor
Petra retourne à sa caserne. Bizarrement, elle a été promue lieutenant. Elle a un nouveau supérieur, la Capitaine Radmila Janda, surnommée la Broyeuse. Haute de ses 1,90 m de muscles, la Capitaine, semble savoir que Petra a été confrontée à des Autres. La nouvelle unité qu’elle dirige est stationnée au pont Carlova mais son objectif est de contrer une éventuelle incursion à Prague de ces créatures. L’entraînement sera intensif. En attendant, Petra doit récurer les latrines.
Petra se rend ensuite au couvent Strahova où sa jeune sœur innocente, Slaneva, suit une initiation à la Voie. Malheureusement, elle apprend de la mère supérieure que Slaneva s’est échappée et a été retrouvée dans le périmètre interdit autour du haut château. Elle est détenue là-bas par la ComOcc. Après avoir réprimandé la mère supérieure, Petra s’y rend et rencontre le Capitaine Ratislav Cižek qui dirige le régiment qui surveille les environs de l’axe et du Haut-Château. Petra le convainc de libérer sa sœur qui s’est introduit dans le périmètre et touchait l’axe. Slaneva ne semble pas avoir souffert de sa détention et dit au revoir à ses hôtes en sautillant.
Rencontre avec l’horloger
Le rendez-vous avec Cyric Minar, l’horloger arrive. Devant l’étal d’un vendeur de choux d’un marché, les Résistants se retrouvent. Le vieil homme qui dirige la cabale dykovienne les interroge sur leur mission et récupère discrètement leur débriefing. Il est impressionné par les implications de leurs découvertes.
Il leur confie qu’il est inquiet. Outre leur arrestation à Olomoč, l’un des dirigeants, le contact de Hynek, Jenden Deva, dit « Le Tailleur » a disparu. Il aimerait qu’ils se renseignent discrètement.
A la recherche du tailleur
Les Résistants débutent par une visite de l’appartement de Jenden Devà où Hynek est déjà. Il se situe dans la Ville Nouvelle dans un grand immeuble obsidional. Kubik a pris quelques outils. En ce quart diurne, le voisinage est absent, au travail et il ouvre tranquillement la porte pourtant bien protégée. A l’intérieur, ils comprennent que Jenden est parti en emportant quelques vêtements. Des pneumatiques de son supérieur demandant de justifier son absence sont arrivés ainsi que des messages d’une certaine Hanna Jeromyn qui lui reproche son absence.
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Enquête
Alors qu’ils sortent de l’immeuble, Hynek et Bohdan sentent qu’ils sont surveillés. Ils décident de se scinder en deux groupes et de se retrouver à la place Charles. Ce sont Petra et Kubik qui sont suivis par un petit homme. Petra s’en rend compte et se cache à une intersection. Elle attrape l’homme quand celui-ci s’engage dans la rue. Il a tellement peur qu’il s’urine dessus. Petra prend son livret citoyen. Il s’appelle Zderek Brož et c’est un employé de rang 0 qui travaille pour la Direction du Progrès. Il bredouille qu’il accomplit son travail en surveillant le domicile de Jenden. Cette mission lui a été donnée par sa supérieure Denisa Horoček. Oktobar la connaît, une simple petite chef du contrôle interne qui surveille les arrêts maladies et les notes de frais.
Les résistants se retrouvent. Petra doit retourner à la caserne pour ne pas subir les foudres de la Broyeuse. Ils se donnent rendez-vous chez Bohdan à la fin du deuxième quart de nuit. Hynek retourne à l’appartement de Jenden pour profiter du retour des voisins pour les interroger. A part, une jeune femme qui a fait scandale devant la porte fermée, personne n’est venue. Un voisin a vu partir Jenden avec une valise.
Hynek se rend à la Poste et parvient à trouver dans les registres l’adresses de Hanna Jeronym dans le quartier populaire de Devet. Il s’y rend en vélo et rencontre dans un taudis surpeuplé Hanna, une jeune femme blonde au joli minois et aux formes généreuses, dont le corps est le gagne-pain. Elle semble attaché à son « amoureux », Jenden, mais ignore où il est parti. Il lui avait confié qu’il se sentait suivi. Elle sait qu’il dispose d’une datcha à la campagne et imagine qu’il s’y est rendu.
Kubik se rend à l’immeuble de la Direction du Progrès pour visiter le bureau de Jenden. Il obtient l’aide de sa cheffe, Jarmila. Sous un tiroir, il trouve trois dessins réalistes : deux hommes et une femme.
Cauchemars
Avant de se retrouver chez Bohdan, les résistants dorment. Mais pour Bohdan et Hynek, la nuit est peuplée de cauchemars très vivides. Bohdan voit l’horloge quantique de la Place de l’Horloge, au centre de la vieille ville. Elle dégouline de sang. Bohdan erre à son pied au milieu des cadavres. Bohdan se réveille et se sert un verre d’absinthe.
Hynek de son côté est attaché au pied de la même horloge sur un piquet dans la brume. Ils remarquent en face de lui des soldats avec un étrange uniforme qui comporte un chapeau à plume. Un ordre est crié « Feu », sa tête et ses poumons sont foudroyés par une douleur soudaine. Il est mort. Il sent bientôt la terre le recouvrir, les soldats insultant son corps d’inconforme.
Chez Bohdan, les résistants échangent quant aux actions qu’ils comptent faire. Hynek et Bohdan se racontent leur cauchemar.
Résumé de notre partie du 12 juin 2026 : Les Fusillés 2/3
Dominik
Dominik de retour à Prague se rend à son domicile. Il vit dans un quartier ouvrier. Sa petite maison est collée à celle de ses parents. Dès son retour, sa mère le harcèle de questions et ses deux petits frères, Valentyn et Vavrinec, lui demandent s’il a ramené des cadeaux. Sa mère lui suggère de créer un passage entre les deux maisons.
Il se rend ensuite au siège du syndicat où il travaille à plein temps. Sa responsable est une des pontes de Tetra, Simona Rybar. Sous une apparente sympathie et des chemisiers classes, c’est un vrai serpent, capable de sacrifier ses subordonnées ou s’attribuer leurs mérites pour monter dans la hiérarchie.
Dominik la méprise et retourne vite à ses tâches de représentations. Il profite de différentes visites pour sortir d’anciens dossiers de Simona. Il repère une négociation réussie dans une usine chimique où elle s’est attribuée le succès de l’accord alors qu’elle n’avait pu se rendre sur place. Dominik rend une visite à cette usine.
Ayant raté le rendez-vous avec Minar à cause de ses obligations, il se rend quelques quarts plus tard chez Bohdan pour prendre des nouvelles.
Jana
Jana retourne à son bureau à la Direction de l’Effort, division des Métaux. Son supérieur, ce sale petit gratte-papier de Lumir Blažek, la reçoit dans son bureau. Il semble mal à l’aise et commence à lui faire une litanie de reproches. Il lui annonce qu’il ne comprend pas qu’elle ait pu être promue. Jana se retrouve au même niveau hiérarchique que lui, au bureau du Tungstène. Il lui tend, dépité, son nom que son rang lui permet d’accrocher à son bureau.
On lui a affecté une nouvelle secrétaire, la jeune Oldriška Cižek, très stressée de ces nouvelles responsabilités. Elle apprend que l’ancien responsable du Bureau a été remercié pour des trafics et malversations. Jana recrute de nouveaux collaborateurs dont son ancienne secrétaire et garde les plus dynamiques des anciens membres du bureau.
Elle retourne enfin chez elle. Sa serrure ne fonctionne pas bien. Elle a été forcée. Elle parvient à rentrer et trouver sur le sol, délicatement disséminé, des tickets de rationnements. Son amant / jouet du moment, Slavomir Pražak, un fonctionnaire de la Voie, a réussi s’introduire chez elle. Il l’attend dans son lit, prêt à être fouetté. Elle prend d’abord un bain et lui donne quelques coups pour lui faire plaisir mais elle s’endort vite, cela fait plusieurs cycles qu’elle ne l’a pas fait.
Visite à l’horloger
Jana rend visite à Minar l’horloger sous prétexte de s’offrir une belle montre suite à sa promotion. Elle lui donne rendez-vous au marché pour rencontrer le reste des résistants.
Ils obtiennent de Minar le nom du petit village où est située la datcha de Jenden Deva. Concernant les rêves de Bohdan et de Hynek, Minar explique qu’il ne faut pas prendre ces cauchemars à la légère, cela peut être des messages de l’Objet-dieu. Il se demande s’ils n’ont pas un rapport avec une série de meurtres en série ayant eu lieu dans la Vieille Ville. Les victimes sont assassinées la nuit et retrouvées au pied de l’horloge. La Garde Noire a entouré l’affaire du secret le plus strict.
Petra se rend au poste de la Garde Noire de la Vieille Ville et joue du prestige de son affectation pour obtenir des informations d’un officier. Elle apprend que les victimes n’ont pas été identifiées, qu’elles portent souvent des accoutrements bizarres et de faux documents grossiers. Leur corps est déposé au pied de la tour de l’horloge au milieu du cycle nocturne. Les surveillances autour de la Tour de l’Horloge n’ont rien donné. Par deux fois, les corps ont été retrouvés alors que les gardes n’ont pu apercevoir personne autour.
La Datcha
En début de cycle diurne, les Résistants se rendent sur place de leurs propres moyens et couvertures. Jana a loué une voiture conduite par sa secrétaire pour voir une usine proche de la Datcha. Dominik se rend en tramway et vélo pour visiter les ouvriers de la même usine. Hynek fait un détour dans sa tournée. Bohdan et Petra ne travaillent pas et viennent en tramway.
Jana arrive en premier et se fait déposer par Oldriška, sa secrétaire, et lui demande de revenir une heure après. Elle entend le bruit d’un moteur et se cache. Cela lui permet de voir une moto qui suite la limousine qu’elle a louée. Ce sont des motos standards de la Direction de l’Effort.
Les autres arrivent tous à des moments différents. Ils découvrent une maison basse entourée d’un jardin où les herbes folles se partagent l’espace avec les ronces. La maison semble inoccupée. Ils finissent par frapper à la porte en se recommandant de l’horloger. Jenden Deva armé d’un fusil de chasse finit par ouvrir. Il est suivi depuis plusieurs semaines par une équipe organisée et a pris peur. Les Résistants l’informent de l’avancée de leur enquête et lui propose de le cacher dans un endroit plus discret : la grange d’Hynek. Jenden finit par accepter et Hynek l’y emmène.
Alors que Jana est repartie, Petra restée sur place, arrête la moto qui suit la limousine. Il intimide l’homme et lui demande ce qu’il fait. Celui-ci bredouille et montre son ordre de mission : il est signé de Lumir Blažek. Petra l’oblige à la ramener à Prague.
Surveillance de la place de l’horloge
Le cycle nocturne suivant, Petra, Bohdan, Dominik et Hynek décide de surveiller les alentours de la Tour de l’Horloge. Les rues se vident au fur et à mesure et l’heure fatidique approche. Un craquement très bruyant se fait entendre depuis l’objet-dieu. Un brouillard soudain se lève. Dominik, Hynek et Petra sont obligés de se tenir pour se voir en approchant de l’horloge. Bohdan se tient en retrait avec son appareil photo, prêt à prendre un cliché.
Dominik, Hynek et Petra voient des formes dans la nuit, ce sont des hommes et des femmes avec les mains attachées derrière le dos et un bandeau sur les yeux. Ils entendent « feu ! ». Ils se jettent à terre. Les cadavres des fusillés leur tombent dessus. Il semble y avoir un survivant. En effet, Bohdan voit apparaître autour de lui d’étranges soldats, ils portent des fusils et armures modernes mais leurs vêtements sont étranges. Ils portent notamment un casque doté d’une plume rouge. Bohdan soulève le fusil des deux soldats qui sont à côté de lui. Ils ratent leur cible mais l’officier donne l’ordre de tirer une deuxième fois. Le survivant est abattu.
Dominik, Hynek et Petra se faufilent dans les ruelles attenantes de la Vieille Ville pour échapper aux soldats qui administrent un coup de grâce aux fusillés. La brume leur facilité la tâche.
Bohdan
Bohdan est appréhendé par les étranges soldats qui lui demandent ce qu’il fait. Il raconte honnêtement qu’il est venu dans l’espoir de photographier un tueur en série pour aider la garde noire. Les soldats le regardent ahuris : ils ne savent pas ce qu’est la Garde noire. L’officier regarde perplexe son livret citoyen et propose de l’amener au poste de la Garde Rouge.
Bohdan y est interrogé et les soldats font venir un fonctionnaire de l’intégrité. Ils reviennent au début du cycle diurne et l’informent qu’ils vont le ramener chez lui. Sur la route, ils lui conseillent de prendre du repos, il a de la chance que son père est d’une famille éminente. Sa maison est bien la sienne mais elle est différente, plus coquette, mieux entretenue, avec des extensions, sur la boîte aux lettres est écrit en lettres d’or M. et Mme Polak et leurs enfants.
Les fonctionnaires sonnent, une femme ouvre, et regarde Bohdan surprise et dit ; « Chéri, que fais-tu là ? ». Les fonctionnaires expliquent qu’il a une crise de désorientation certainement due au surmenage et qu’il faut qu’il se repose. Deux enfants arrivent. La femme indique à Bohdan qu’elle doit aller au travail et l’enjoint à bien se reposer. Elle enverra un pneu à ses parents pour les prévenir.
Bohdan se retrouve seul dans « sa » maison.
Jana
Jana a préféré s’amuser un peu avec son jouet. Elle lui demande de se renseigner à la Direction de l’Harmonie sur les corps retrouvés.
Le cycle diurne suivant, Slavomir se présente à l’accueil de la Direction de l’Effort en demandant Jana, alors que celle-ci lui avait formellement interdit. Dans une petite salle de réunion, il lui explique tout excité que 5 corps tués par balle ont été retrouvés à la Place de l’Horloge. Il a tout de suite pensé que cela pourrait l’intéresser.
Jana se rend à la Voie et exige de voir les corps avec assurance. Malgré le secret entourant cette affaire, les fonctionnaires de l’Harmonie accèdent à sa demande.
Jana se rend compte que les autres résistants ont disparu et alerte Minar.
Hynek
Hynek parcourt la ville endormie désorienté et décide rentrer chez lui. Il entre dans le domicile et sa famille d’adoption le regarde ahuri. L’un d’eux prend une arme de fortune et le menace. Sortez de chez nous ! Il cite leurs noms, cela ajoute à la confusion et aux menaces.
Hynek se rend à son travail à la Poste centrale. Personne ne le connaît dans l’équipe de nuit. Il donne son nom et là quelqu’un lui demande ce qu’il vient faire depuis Kutna Hora. Hynek répond qu’il livre du courrier et s’éclipse.
Il vole un vélo et pédale jusqu’à son ancien poste. Il se rend à la grange de Vancel. Celle-ci semble bien entretenue. Vancel, censé être décédé, ouvre la porte, à la grande stupéfaction de Hynek. La stupéfaction devient générale quand Hynek découvre allongée dans un lit … lui-même. Le trio fait connaissance et Hynek explique ce qui lui est arrivé. Vancel fouille dans ses documents et objets « étranges » qui sont ici relégués dans un coin de la grange. Il montre un rapport indiquant qu’après un craquement de l’artefact, ont été retrouvés dans la ville abandonnée de Kutna Hora des gens avec des papiers inconformes prétendant habiter la ville. C’était il y a 40 ans.
Petra
Petra croise un soldat qui lui demande son unité. Il porte un chapeau avec une plule et elle comprend que quelque chose cloche. Elle parvient à l’intimider puis se faufile jusqu’à l’autre rive jusqu’au couvent Strahova où elle se présente et demande à voir sa sœur. Mais là aussi, quelque chose ne tourne pas rond, les sœurs de la Voie semblent parler de Slaneva avec déférence et l’appellent « Mère » ou « l’Elue de l’Artefact ».
La jeune Slaneva habillée d’une superbe bure brodée de fils d’argent vient la rencontrer alors que les autres sœurs du couvent s’agenouillent devant elle. Le visage de Slaneva exprime des sentiments de surprise et de contrariété. « Tu t’es échappé Petra ? J’avais pourtant demandé ta grâce ! ». Petra essaye de lui expliquer la situation, Slaneva est perplexe. Elle laisse sa sœur se reposer dans une cellule fermée à clé.
Au début du cycle diurne, la porte de la cellule s’ouvre. Slaneva entre et lui jette un pneumatique. Sur le message, il est écrit, « Votre demande de grâce n’a pas être prise en compte compte-tenu de la gravité des crimes et inconformités de Petra Kantor. Elle a été exécutée à la fin au milieu du deuxième cycle nocturne ». Petra essaye d’expliquer à sa sœur qu’elle n’est pas vraiment la sœur qu’elle a connue. Slaneva semble à moitié convaincue. Petra en profite pour quitter précipitamment le couvent. Elle se rend chez Bohdan.
Dominik
Dominik revient sur la place de l’horloge. Il voit des employés en blouse s’occuper des cadavres des fusillés. Ils ont l’air perplexes et apeurés. Dominik parvient à apprendre d’eux qu’on leur a demandé d’évacuer 9 corps et qu’il n’y en a que trois.
Dominik se rend au siège de la Direction de l’Harmonie pour poser des questions sur les conséquences d’importants mouvements de rouages de l’Objet Dieu. Il arrive à rencontrer un prêtre de la Voie mais n’obtient aucune information concluante sur ce qui lui arrive.
Il essaie la même démarche à la Direction du Progrès mais se fait jeter. Il décide de se rendre chez l’horloger. La boutique est plus grande et mieux rangé. Minar n’est pas là, quelqu’un de plus jeune semble tenir la boutique. Dominik fait semblant de vouloir acheter une montre. Il apprend que le tenancier, Emmanuel Pechaček, a acheté la boutique à Cyric Minar il y 10 ans. Celui-ci dirige un important laboratoire du progrès.
Dominik prend congé et se rend chez Bohdan.