Opération Scoop - Album 7 : aux sources de la Tupi-tupi

Publié le par Arii Stef

Souvenirs dans l’avion

Günther, Sandrine, Eduardo, Igor et Paul sont dans l’avion qui va du Bourget à l’aéroport international de Chago, la capitale de la Palombie. En effet, Efje Fietse a demandé à son amie Sandrine d’aller à la recherche de son frère dont elle n’a plus de nouvelles depuis plus d’un mois.

Dan est un doctorant en archéologie, détaché à l’université de Chago pour des recherches sur le mythe d’Eldorado. En effet, Dan a développé une théorie localisant cette cité mythique dans ce petit état d’Amérique du Sud dirigé par le Président Ramiro. La Palombie est « connue » pour être née d’une nuit d’ivresse lors d’une conférence diplomatique durant laquelle un cartographe a entouré une tâche de café sur une carte de l’Amérique du Sud.

Elle est aussi connue pour sa météo exécrable. Un rebelle a essayé d’assassiner le président Ramiro il y a quelques années. C’était un jour de beau temps et les images de l’attentat ont fait le tour du monde. Le rebelle a été gracié et nommé Ministre du Tourisme.

L’équipe B a réussi à se faire financer le voyage par Naze TV à condition qu’ils ramènent un reportage intéressant sur ce pays méconnu.

Dans l’avion, les membres de l’équipe B rêvassent à leur précédente aventure. Günther pense au fromage et à la bière qu’il a réussi à se faire refiler à l’abbaye. Sandrine se remémore le dossier qu’elle a constituée avec tous les éléments de preuve concernant M.de Beaufort et qu’elle a mis en sécurité dans un coffre au nom d’un ami journaliste. Eduardo se souvient des vérifications qu’ils ont réalisées pour être certains que le conditionnement de Mme Lebrun avait été levé par l’hypnotiseur et de la publicité qu’il a ensuite orchestré pour promouvoir le spectacle de Vlad Raducan qui a bien fonctionné. L’avion atterrit sous la pluie sur le petit aéroport de Chago.

Le douanier

Le douanier palombien regarde circonspect leurs passeports belges. Il demande s’il y a une campagne de l’office du tourisme palombien en Belgique. En effet, c'est le deuxième groupe de belges qu'il voit cette semaine. Il ferme son poste après avoir tamponné leurs passeports.

L’hôtel

L’équipe B se rend à l’hôtel Internacional. Ils apprennent à la réception que d’autres belges ont des chambres dans l’hôtel. Ils sont partis dans le sud du pays mais deux de leurs gardes du corps colombiens sont restés pour surveiller leurs chambres.

Ceux-ci regardent un match devant la télévision de l’hôtel. Ils sont assez grossiers et le personnel de l’hôtel a l’air de les détester. L’équipe B fait semblant de s’intéresser au foot et leur paye des verres. Ils apprennent qu’ils accompagnent en effet un groupe de belges qui s’est rendu dans le sud du pays, dans la jungle pour leurs affaires avec le reste des mercenaires. Les deux mercenaires ne sortent jamais de l’hôtel où ils se font livrer des pizzas Don Vito, la seule nourriture de Palombie qui trouve grâce à leurs yeux.

L’université

L’équipe B arrive à l’université de Chago. Ils demandent à l’hôtesse d’accueil, Theresa, de voir le doyen. Elle leur montre un formulaire de demande de rendez-vous et leur dit de repasser dans 15 jours. Eduardo essaye de lui faire du charme, elle le prend en grippe et menace d’appeler la sécurité. Paul lui donne quelques billets américains. Ils sont reçus quelques dizaines de minutes plus tard par le doyen, père Sanchez, dans son bureau rempli de livres.

Il se montre coopératif pensant que Paul va financer l’université. Il explique que Dan est parti il y a plus d’un mois dans le sud du pays poursuivre ses recherches pratiques. Ils peuvent consulter ses emprunts à la bibliothèque et peuvent constater que des belges extérieurs à l'université sont venus consulter les mêmes livres : un récit de missionnaires auprès des indiens Arikuri et des légendes incas. Le bibliothécaire a conservé une carte de visite : Tim Brouwers de la société Belgian Oil & Petroleum.

Ils rencontrent aussi le professeur d’archéologie. Son bureau est encore plus un capharnaüm que celui du doyen. Il affirme avoir voulu dissuader Dan d’aller dans le sud. Il affirme que le sud du pays est très dangereux avec sa faune terrible comme les piranhas géants qui dévorent en 3 minutes leurs proies, les moustiques mammouths qui avalent la moitié de votre sang, le singe tigre à l’immense queue extrêmement agressif et territorial ou les anacondas nains très rapides et capables d’avaler un homme entier. L’universitaire affirme qu’il n’y a aucune chance qu’il y ait du pétrole en Palombie : la géologie du pays n’y est pas propice.

Ils obtiennent l'adresse de Dan en centre-ville. Le Doyen leur propose un guide pour le sud du pays pour rejoindre le doctorant : le frère Alfonso sera le lendemain matin au débarcadère pour le seul vapeur de la semaine qui remonte le fleuve Garani.

Ils décident de quitter les lieux. En sortant, ils remarquent que Theresa est effrayée. Ils sortent sous la pluie sauf Eduardo qui essayent de tirer les vers du nez de Theresa qui appelle la sécurité. Il s’esquive et remarque des hommes en noir dans une vieille voiture qui observent les autres membres de l’équipe. Il laisse les autres se rendre à l’appartement de Dan en taxi et voit que les hommes suivent leur taxi avec leur vieille Buick.

L’appartement de Dan

L’appartement se trouve au-dessus d’un café. Le sympathique cafetier dispose de la clé et accepte de leur ouvrir. Ils y trouvent des brouillons d’exercice en espagnol et dans une autre langue et le portrait crayonné d’une jeune femme qui a l’air amérindienne. L’appartement est propre mais très spartiate.

Le cafetier leur sert le « célèbre » café palombien, bien meilleur que le colombien. L’équipe B lui trouve un goût de pétrole. Le cafetier affirme que Dan est parti dans le sud où il a fait plusieurs voyages. Il leur propose un guide, El Caballo, qu’ils peuvent rencontrer le soir même.

Eduardo constate que la Buick s’est garée dans une rue adjacente du café et que l’un des deux hommes en noir surveille le café depuis une terrasse. Il crève un pneu de la Buick mais il fait tellement de bruit qu’il attire l’attention du conducteur. Il se cache et envoie son singe faire le pitre autour du pneu. L’homme en noir regarde le singe, éberlué, sort sa flasque qu’il lance dans la rue.

Eduardo prévient les autres au café qu’il faut partir. Le cafetier voit l’homme en noir et affirme qu’il s’agit de la police secrète du président Ramiro. Il leur donne l’adresse d’un lieu sûr pour dormir et échapper aux sbires du président.

La chambre des belges

L’équipe B décide de profiter de l’immobilisation des deux agents du président pour récupérer leurs affaires à l’hôtel. Les deux colombiens sont absents. Ils décident de visiter les chambres des belges. Gênés par l’arrivée d’une femme de chambre, ils ne peuvent visiter qu’une seule chambre où l’appartenance des visiteurs à la Belgian Oil and Petroleum est confirmée.

Ils récupèrent leurs affaires et étudient un plan pour demander au taxi de les déposer à deux rues de l’adresse donnée par le cafetier. Ils font la même ruse qu’à l’université, Eduardo reste en retrait et observe si le taxi des autres est suivi. Ce n’est pas le cas mais au moment où il va vers la station de taxi, une buick noire s’arrête et on « l’invite » à monter à bord.

Le refuge

Günther, Sandrine, Igor et Paul sont déposés à deux rues de l’adresse du refuge. Ils y toquent et donnent le mot de passe. Une adolescente leur ouvre et leur dit que la Commandante est absente et va bientôt revenir. Ils attendent dans la salle à manger et ont la surprise de voir Theresa entrer. Elle est l’agent du Colonel Alvarez, le principal opposant au Président Ramiro, dans la capitale. Elle leur offre le gîte et le couvert pour la nuit.

Eduardo au ministère du tourisme

Les gorilles qui ont embarqué Eduardo n’ont pas l’air de plaisanter. Ils l’amènent devant un bâtiment officiel moderne, le Ministère du Tourisme. Il y est cuisiné par des hommes patibulaires qui lui demandent ce qu’il vient faire en Palombie avec ses amis. Il affirme qu’il fait un reportage sur les zones sauvages du pays pour la télé belge. Il est reçu par le ministre en personne, un petit homme basané et moustachu dans un grand fauteuil et un immense bureau. Celui-ci est enthousiasmé par le projet de l’équipe B et leur attribue un guide Jaime.

Dernière soirée à Chago

Eduardo se retrouve affublé de son guide qui va l’accompagner partout. Celui-ci connaît tout et sait tout, il a un triple doctorat et connaît aussi bien l’archéologie que la médecine. Günther alerté par le singe arrive à l’hôtel et vient en aide à Eduardo. Il propose à Jaime de boire un coup avec eux. Ils parviennent à le saoûler complètement sans être trop ivres eux-mêmes et prient pour qu’il ne se réveille pas le lendemain.

De son côté, Paul va voir le cafetier et rencontre El Caballo. Petit et costaud, il ne quitte jamais son cigare. Celui-ci les accompagnera dans le sud jusqu’au territoire des Anakuri pour quelques billets.

Le voyage

L’équipe B se retrouve au débarcadère à 7 heures du matin. L’équipage commence à préparer le vieux vapeur délabré. El Caballo est là mais pas Alfonso. Leurs chambres sont prêtes. El Caballo les trouve étonnamment propres.

Il part à neuf heures. Ils voient courir sur le quai un jeune prêtre boutonneux en soutane. Il parvient à sauter sur le pont du bateau. C’est Alfonso. Il s’excuse. Le choix de la bible qu’il allait emmener l’a retardé. L’équipe B se rend vite compte de sa totale inexpérience et de sa grande naïveté.

Paul souhaite se procurer des armes et du matériel pour la jungle. El Caballo lui doit que ce sera possible à la dernière ville avant la jungle qu’ils atteignent au bout de 3 jours de navigation. Cette ville entièrement construite en tôle le long de la rivière Garani est un vrai labyrinthe. Alfonso se rend à l’église avec Sandrine. La journaliste essaie de le « placer » auprès du curé local qui a besoin d’aide dans cet antre du péché mais Alfonso préfère les accompagner. L’achat des armes et du matériel se passe mal. Les trafiquants voient la liasse de dollars de Paul et préfère les voler que de faire la transaction.

Eduardo et Günther partent à leur recherche. En payant, ils parviennent à localiser la bicoque des trafiquants. Ils les entendent discuter sur la façon dont ils vont se débarrasser des deux hommes. Eduardo se faufile par le fleuve et détache El Caballo pendant que Günther entre avec fracas. Les trafiquants sont 6 mais à coup de poings, ils parviennent à les neutraliser. Ils prennent leurs achats et retournent au vapeur.

Après 5 jours de pluie, de chaleur et de moustiques, ils parviennent au terminus : le village de Santa Cristobal de nada del desierto. Ils dorment dans un abri en tôle. El Caballo loue des barques mais aucun habitant ne veut se rendre sur la rivière Tupi Tupi, territoire des sauvages Arikuri qui tuent les étrangers et réduisent leurs têtes pour orner leur demeure. Dans la nuit, Alfonso est requis par les habitants et il pratique un exorcisme sous les yeux de Sandrine qui le protège.

Les Arikuri

L’équipe B avec El Caballo et Alfonso remonte dans une grande barque étroite le cours du Garani dans la forêt tropicale puis son affluent le Tupi-tupi. Au bout de 2 jours de navigation, il leur semble être observé et ils font des tours de garde quand ils accostent la nuit. Mais Paul voit un capibara et se dit que ça ferait du bien un peu de viande. Il suit la piste dans la jungle et tombe dans des sables mouvants. Alors qu’il appelle à l’aide, il reçoit des fléchettes qui le rendent comateux. Les autres arrivent et certains d’entre eux aperçoivent des amérindiens armés de sarbacane cachés dans les arbres. Toute l’équipe est bientôt endormie, excepté Günther qui fait semblant d’être également victime du poison.

Günther voit qu’ils sont amenés dans un village de huttes au bord du fleuve. Il a la surprise de voir arriver un grand dadais blond roux avec une casquette Jupiler, Dan Fietse. Günther l’interpelle et lui dit qu’ils sont envoyés par sa sœur. Dan fait donner un antidote à toute l’équipe qui se réveille. Il ne semble pas très concerné par l’inquiétude de sa sœur, heureux comme un pape avec son épouse indigène qui est enceinte. Cela énerve Sandrine qui est prête à repartir en Belgique.

Dan explique qu’il s’apprête à tenter de joindre les pays des morts, comme l’appelle les Arikuri, aux sources du Tupi-tupi. Il pense que c’est là que se trouve la légendaire Eldorado. Les amérindiens refusent catégoriquement de s’y rendre. Il explique par ailleurs que les amérindiens ont vu un groupe de blancs très armés remonter la rivière.

Le Singe Tigre

Dan et l’équipe B s’embarque donc sur le bateau et commence à remonter le Tupi-tupi au milieu de la jungle. Ils entendent du fin fond de la canopée des cris qui donnent la frousse à El Caballo : « Houba Houba ». C’est le singe – tigre que les indigènes appellent Marsupilami. Le deuxième jour, une étrane queue pend d’un arbre dans la rivière. Sur la branche est assis le singe – tigre. Celui-ci voit la barque et lance son cri « Houba houba ». Günther lui répond, menaçant. Le singe remonte sa queue de la rivière, avale le piranha qui y est accroché et commence à en faire un poing qu’il s’apprête à propulser vers un membre de l’équipe. Günther passe la main dans l’eau, attrape un piranha et le lance au Marsupilami. Celui-ci l’attrape avec contentement. Le don semble amadouer le terrible seigneur de la jungle et le groupe passe.

L’entrée du temple

La rivière Tupi-tupi est de plus en plus étroite. Le bruit de la pluie incessante, de la faune sauvage et des tourbillons de moustique est bientôt interrompu par des voix humaines qui proviennent de l’autre côté du méandre.

Ils accostent et Eduardo coupe à travers la jungle pour observer ces hommes. La traversée est fastidieuse : Eduardo est bientôt perdu au milieu de la végétation et il est attaqué par un gros serpent vif : un terrible anaconda nain de Palombie. D’ailleurs l’animal met à terre Eduardo et l’enserre bientôt, l’immobilisant presqu’entièrement. Eduardo parvient néanmoins à saisir une pierre et frapper le serpent avec tellement fort qu’il fuit à toute allure.

Il peut enfin observer les humains. Il s’agit de 10 mercenaires colombiens. Ils sont amarrés sur la berge devant les ruines d’un temple. La rivière sort de la bouche d’une immense statue d’un dieu menaçant. Ils semblent dire que les belges sont entrés à l’intérieur.

Eduardo revient et l’équipe B décide de tendre un piège aux mercenaires. Ils se cachent dans la jungle et s’arment notamment des lance-pierres à fléchettes et de la poudre à souffler au visage. Günther crie « Houba Houba ». La ruse fonctionne : les colombiens envoient deux hommes armés dans la jungle puis deux autres et ainsi de suite. Malgré plusieurs coups de feu et une fléchette qui met el Caballo à terre, les fléchettes et la poudre sont administrés aux mercenaires qui se retrouvent bientôt tous endormis.

L’équipe B les transporte dans leur barque et s’apprête à entrer dans le temple.

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